3700 m !

26 au 28 juillet 2017

Il s’agissait de profiter de notre séjour à Ailefroide dans l’Oisans pour faire découvrir à Soazic, Elora (17 ans), Mélisse (11 ans) et Margot (10 ans) l’univers de la haute-montagne et l’alpinisme glaciaire. Le massif des Ecrins était là, au dessus de nous, à portée de crampons.

Massif des écrins, au centre la Barre, à droite le Dôme de Neige et au premier pan à droite la Roche Faurio.

Les presque 1300 m de dénivelé nécessaires pour rallier le Refuge des Ecrins (3170m) depuis le Pré de Madame Carle (1875m) et incluant la longue remontée du Glacier Blanc furent bien récompensées par un repas copieux partagé dans la salle commune du refuge suivi d’une bonne nuit en dortoir. Pas de doutes, pour nos petites alpinistes l’aventure avait déjà commencée.

Lever du jour sur la Barre des Ecrins.

Nous leur avons épargné le traditionnel réveil à 4h. L’objectif que nous nous étions fixé ne nécessitait pas d’être aussi matinaux et c’est à 8h que nous avons quitté le refuge pour réaliser l’ascension de la Roche Faurio, un sommet facile faisant face à la Barre des Ecrins et culminant à 3730 m.

Départ du refuge pour l’ascension de la Roche Faurio.

Après 5 heures d’efforts et plus de 600 m de dénivelé, avec des passages se redressant à 40°, nos apprentis alpinistes ont atteint vers 13h l’épaule, une arête de neige située au pied du sommet convoité et affichant une altitude de 3700 m.

Pente finale à 40°
Pente finale à 40°

Devant l’arrivée des nuages, la décision fut prise de redescendre sans essayer de parcourir les quelques mètres de rocher permettant d’atteindre le sommet final. La première qualité d’un apprenti alpiniste est la prudence et il peut être primordial de savoir renoncer.

La descente vers le Glacier Blanc.

La descente s’est passée sans encombre et vers 17h nous avons pu rejoindre le refuge du Glacier Blanc (2542m) où nous avions décidés de faire une pause pour la nuit afin de rejoindre tranquillement le Pré de Madame Carle et la voiture le 3ème jour.

Franchissement d’une crevasse sur le chemin du retour.

Au-delà de la pratique de l’escalade sportive, il est dans les objectifs de Périgord Escalade (Club Alpin de Sarlat et du Périgord Noir) de faire découvrir aux petits périgourdins l’univers de la haute montagne et de susciter des vocations d’alpinistes.

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